News de printemps

ou comment j’ai péniblement réalisé que je ne vous avais pas adressé le moindre mot à deux mois…

Le printemps approche, même si la neige s’invite encore aux portes de nos rêves estivaux. J’ai envie de piscine, de t-shirts colorés, de petites fleurs qui poussent à ma fenêtre. J’ai envie de me débarrasser, dépoussiérer, inviter la lumière.

Les enfants ont changé d’école cette semaine. Je peux enfin dire "ça va mieux". Ils ont passé leurs vacances perdus entre anxiété et optimisme enfantin.

"Tu crois qu’ils vont m’aimer, maman ?"

"Je suis sûre que ça va être génial !"

Une heure après:

"Et si c’était pas génial ?"

"Je crois que je vais m’entraîner à me battre…"

Finalement, ils sont contents, découvrent un état d’esprit dans le public que ne leur offrait pas l’école privée. Si ce n’était pour les chiens d’attaque qui se promènent un peu trop librement dans le quartier de l’école, je dirais que je suis ravie aussi.

Dès que je trouve cinq minutes, je vous raconte.

Pour le reste, j’ai abandonné certains projets professionnels, envisager la possibilité d’arrêter de vivre à cent à l’heure.

Et vous ? Qu’avez-vous fait de ce début 2013 ? (ou qu’est-ce que ce début 2013 a fait de vous ?)

Envie de rien… sauf d’être une maman ;-)

C’est le syndrome Nouvel An.

J’ai envie d’organiser des fêtes pour les enfants, préparer des tartes, des soupes maison, leur relire des histoires, prendre le temps de chanter sur la route de l’école….

même si Miette à l’instant cherche les cheveux que sa soeur lui a arrachés en se retenant avant de dégringoler de l’étagère.

même si Huitpommes me dit ne pas comprendre pourquoi c’est lui qui fait tout à la maison (sic).

J’ai une grosse, grosse envie de prendre le temps en 2013.

Et vous, quelle envie prime chez vous en ce début d’année (que je vous souhaite magnifique, au passage !) ?

Tout ce qu’on ne vous dit pas à l’approche des deux ans de votre petit ange…

J’ai découvert hier sur iVillage un article à faire pleurer (de rire ?) tous les parents qui comme moi vont bientôt affronter les « terrible two »[*] de leur petit dernier. Je n’ai pas pu résister à l’envie de vous faire partager quelques points de l’article que j’ai traduits et commentés à ma sauce…

Le premier, c’est que vous allez parler de caca en permanence. (l’inoubliable phase du pot arrive…)

Le deuxième, c’est que les enfants plus âgés vont vous briser le cœur maintenant qu’ils entrent en interaction avec votre petit bout au parc. Lui se remettra facilement des vers de terre qu’on lui jettera dans les cheveux mais vous, vous aurez certainement besoin d’une psychanalyse…

Le troisième, c’est que vous allez marchander autour de rituels et de demandes tellement ridicules qu’il vous est encore impossible d’imaginer que vous pourriez céder un jour à ce genre de requêtes (J’en ai eu la preuve chaque fois que j’ai voulu affronter dignement la phase des terrible two avec Miette et Huitpommes).

Ensuite, vous allez devoir vous faire de nouveaux amis. Vous vous en étiez sûrement déjà rendu compte, les amitiés changent quand on devient parent. Entre les copains célibataires qui vivent à un autre rythme, les copines qui sont pro-ci, anti-ça, celles qui ont avalé une mouche quand vous leur avez dit que vous prolongiez votre congé maternité, il y a eu quelques changements. Durant la phase des terrible two, il va falloir vous dégoter des amis super cools ou traîner avec des copains dont les enfants entrent dans la délicate phase de l’adolescence. Subitement, vous allez mieux vous entendre avec eux…

Il ne faut pas oublier non plus que vous allez vivre avec un perroquet pendant quelques années (mais les perroquets muent en rossignols à l’adolescence, pas vrai ?), que les réponses, plus elles seront précises, plus elles amèneront de nouvelles questions et que les répliques vagues, ça stimule l’imagination.

Maintenant que votre bambin fait enfin ses nuits, vous ne pouvez pas vous reposer pour autant car il grimpe, saute, marche, court et ne veut même plus vous donner la main. Maintenant que votre enfant se déplace seul et n’en fait qu’à sa tête, la vie va devenir encore plus épuisante…

 

… et  que les crises de colère font partie de son boulot d’enfant grandissant. (Ma phrase préférée dans tout l’article)

 

Enfin, peu importe le défrisage que va vous faire subir votre enfant durant cette phase, il est tellement empli d’amour à votre égard que ses plus beaux moments de tendresse vous prendront par surprise.

Ca y est, on se sent prêt ?


[*] « Les terribles deux ans »

Des vraies princesses (suite)…

J’ai oublié un point très important à ma liste (voir note intitulée "comment sait-on qu’une petite fille est une vraie princesse ?).

On sait qu’une petite fille est une vraie princesse quand :

-  elle ne veut pas ranger sa chaise parce que la maîtresse ne lui a pas dit "s’il te plait"

- et quand elle s’accapare la télécommande pour zapper de chaîne en chaîne. Si elle prend un air ennuyé, vous dit qu’elle cherche un film avec un prince qui a une vraie voix de prince, c’est une princesse.

Une vraie.

Vous avez le choix entre vous dire que les quinze prochaines années vont être très dures entre le soupes aux petits pois et les maîtresses qui aboient ou vous féliciter (même si vous n’y êtes pas pour grand-chose) car votre enfant ne sera pas de celles qui se feront berner par des faux princes.

Vous connaissez des centres de formation versés dans l’art d’élever des princesses ?

L’amour d’une mère est-il infini ?

© UFD

© UFD

J’ai encore déclenché les foudres du personnel de l’école primaire vendredi midi, en arrivant pile quand l’école fermait. Il ne restait plus que 3 enfants dont 2 m’appartenaient. Sic.

D’habitude, j’ai toujours une bonne raison (si, si, je vous jure !) mais là, je ne savais que dire.

Je suis sortie de chez moi comme d’habitude, j’ai rencontré une de mes charmantes voisines, je l’ai saluée, j’ai harnaché la Lulu et commencé à courir en direction de l’école quand la voisine m’a interpelée.

- Je ne devrais pas vous demander quelque chose d’aussi personnel…

- Dîtes toujours.

- Ma fille, c’est tout pour moi. C’est… je l’aime plus que tout. Et elle est comme moi.

- Oui, je comprends.

- On est en train de penser à lui faire un petit frère ou une petite soeur et je me demande comment on fait pour aimer le second autant que le premier.

Je n’ai pas pu partir en la laissant comme cela, en plan avec une question qui  visiblement la paralysait.

Dès qu’on a plusieurs enfants, je crois qu’on sourit de cette question – légitime – que se posent beaucoup de jeunes femmes. Ma maman me disait elle-même s’être demandée comment il allait lui être possible d’aimer mon jeune frère comme elle m’aimait mais tout devient tellement évident quand on sent ce nouvel enfant remuer en nous que j’ai dit à ma voisine ce que ma maman a conclu quand j’attendais Miette.

L’amour d’une mère n’est pas limité en nombre. Aurait-on 15 enfants qu’on les aimerait tous les 15 avec autant de force. C’est ce qui fait la spécificité d’une mère, ce qui la rend presque surhumaine, incroyable tant que nous n’en sommes pas devenues une nous mêmes.

Après, évidemment, il faut  expliquer à ces mêmes enfants comment parler de l’amour qu’on leur porte nous mène à les laisser mourir de faim dans la cour de récré pendant ce temps…

mais c’est une autre histoire, n’est-ce pas ? ;-)